Il y a des groupes que l’on programme. Et puis il y a ceux que l’on rencontre.
Repérés après leur passage remarqué et primé au festival Jazz à La Défense, ces cinq musiciens grenoblois proposent une musique vivante et résolument collective.
Leur histoire commence au conservatoire de Grenoble. Tristan, le pianiste, doit présenter deux compositions pour un examen : il réunit cinq musiciens. Au départ, une pièce donne la couleur : « 138 », aux accents balkaniques affirmés. Mais le projet évolue rapidement vers un jazz d’inspirations méditerranéennes qu’ils qualifient d’« hybride » : saxophones traversés par les pédales d’effets, piano enrichi de synthés, textures plus électriques…
« Hybride comme un langage qui circule entre les cultures, les textures et les énergies. »
Sur scène, ce qui frappe avant tout, c’est l’énergie collective. Les morceaux, composés ensemble, laissent une large place à l’improvisation et aux grooves polyrythmiques, invitant naturellement à la danse et au lâcher-prise.
« Il y a beaucoup d’impro… des solos très libres… des moments de connexion musicale entre nous. »
C’est précisément cette part d’inattendu que nous aimons au VLA : du live, une prise de risque assumée, le sens du partage, et cette sensation qu’un set ne se répète jamais tout à fait — avec, en prime, l’opportunité de découvrir en avant-première des morceaux issus de leur album en cours d’enregistrement.











